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 Ma maman m'a dit...

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Julien Myricks


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MessageSujet: Ma maman m'a dit...   Dim 22 Juin - 1:58

Toc toc, toc toc ~
Habillé comme l'as de pique – une salopette violette sur un t-shirt jaune canari assorti de chaussures bleu électrique – Julien se promenait au hasard des couloirs de l'école. Il avait fini ses cours pour la journée et, si son cerveau semblait lui indiquer au moyen d'une grande pancarte écrite rouge sur noir qu'il avait quelque chose d'autre à faire avant d'être tout à fait libre, cela ne changeait rien à ses projets. A savoir : ne rien faire de constructif. Le jeune homme avait pour habitude de ne suivre les règles que lorsqu'elles l'arrangeaient, persuadé qu'il était que tout cela n'était rien de plus qu'un immense rêve et que quoi qu'il en soit, personne ne viendrait l'ennuyer puisque c'était lui qui décidait des règles de celui-ci. Simple comme bonjour. Hello ; bye bye. Le jeune homme sauta par-dessus un petit muret une fois, deux fois, puis se réceptionna sur les mains avant de faire une jolie roue. Sa performance lui valut quelques regards discrets de la part d'un groupe d'étudiants tranquillement assis plus loin et, s'il n'alla pas les déranger de suite, ce fut uniquement parce qu'il avait mieux en tête. Les manies et pensées de Julien étaient aussi complexes à comprendre que l'était le garçon lui-même : impossible de dire ce qui se passait derrière ses grands yeux, ce qui allait s'y passer ou ce qui avait pu s'y passer auparavant. Ils étaient à la fois extrêmement expressifs et totalement impavides ; comme deux miroirs sans teints derrière lesquels il voyait le monde sans se montrer pour autant.
Imprévisible. Incorrigible. Impossible à vivre.
Et légèrement déglingué dans sa petite tête de clown, aussi.
Mais ça, c'était uniquement la faute de Gloomy.
D'un bond, le jeune homme se redressa sur ses deux pieds et partit en courant se laver les mains dans le lavabo le plus proche. Garder une hygiène irréprochable était à ses yeux une des choses les plus importantes au monde ; et ce même si, parfois, il aurait été bien incapable de comprendre pourquoi lui-même. Les souvenirs de sa vie passée, flous, lui revenaient par saccade quand, la nuit, il oubliait qu'il n'était pas dans un rêve mais bel et bien coincé dans une dimension étrange où l'impossible devenait réalité. Dans ces moments-là, il pleurait ses parents et voulait retourner chez lui, gagner à tout prix ces foutues missions pour enfin se sortir de là. Cependant... Ça ne durait jamais longtemps. Jamais assez longtemps pour le faire retomber dans la case des craintifs ou des indifférents, du moins – pauvre garçon, si gentil et tellement mignon. Qui ne savait même plus pourquoi il portait des gants et se frottait les mains dix, vingt fois par heures dans ses pires instants.
Tu es malade, Julien.
Pas que dans ta tête.
Oh non non non.

Ses mains irritées et parfaitement propre, Julien remis ses gants et partit en courant vers les bureaux administratifs. Ce n'était pas le moment d'être en retard, n'est-ce pas Alice ? Le lapin blanc filait à toute allure devant lui et, perdu qu'il était dans sa petite tête de linotte, le clown de service eut du mal à s'arrêter net devant le bureau qui l'intéressait. Psychologue. On lui avait dit de venir là, oui, non ? Bhaaa, il ne savait plus. En tout cas, il était sûr et certain qu'il devait être ici. Son rêve le lui susurrait avec toute la certitude dont était capable un concept évanescent ; et lui, qui avait décidé de n'en faire qu'à sa tête, décida donc de suivre le mouvement.
Faire ce qu'il voulait ne signifiait pas toujours être désobéissant.
Ça pouvait bien être amusant.

« Toc toc ding dong ~ »

Le bruit de sa main contre la porte fut tout autre, mais qu'importe. L'important était qu'il avait signalé sa présence.
Sans attendre qu'on vienne lui ouvrir, il enchaina :

« Vous venez me chercher, dites ? Y'a quelqu'un ? »

Doucement, il tapota contre la porte de nouveau. Et ce jusqu'à ce que, quelques secondes plus tard, elle ne s'ouvre sur une silhouette qui ne lui était pas encore familière.

« BOOOOOOOONjour. »

Ça promettait d'être intéressant.
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Ethan Schwarz


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MessageSujet: Re: Ma maman m'a dit...   Lun 30 Juin - 23:06

Les heures s'écoulaient, aussi lentement qu'elles puissent le faire. Entraînant avec elle le calme et l’allégresse. Ethan n'avait pas connu la joie depuis son arrivée de l'autre côté du lac. Dresde la belle avait été le berceau de bien des sourires, et avait fait naître bien des éclats de rire. Ici, rien n'était plus comme avant. Ses pensées légères et sonnantes s'étaient mues en un Maelström dévastateur. La douleur ne quittait pas plus son esprit que son corps, il n'était plus que l'ombre de ce qu'il fut, l'ombre d'un passé révolu et oublié. L'ombre d'une période dénigrée par les contemporains, et aux valeurs foulées du pied par la modernité. Et en bonne ombre qui se respecte, il n'était plus vécu que de noir. Quel sombre corbeau me direz vous. Et comme vous auriez raison. S'il est de bon conseil, c'est uniquement du fait de l'expérience décevante de la dure réalité.

Le lac l'avait purifié. Cette chute inattendue avait eu des effets surprenants. Il ne se reconnaissait pas. Lui le poète et artiste médiocre aux idées on ne peut plus populaires qui ne pouvait porter sur la société qu'un regard léger et sans aucun bon sens se retrouvait à affronter sans fards les pires aspects d'une existence désormais aussi fade que douloureuse. Car si lui avait changé jusqu'au plus profond de son âme, le quotidien lui n'avait pas bougé d'un iota. Cependant, la compréhension qu'il avait gagné de ce qui l'entourait rendait son existence si monotone encore. Comme si le fait d'avoir percé les rouages qui faisaient tourner le monde, et s'être rendu compte de l'inéluctablité de certaines données l'avaient rendu parfaitement stérile à tout nouveau stimuli. Et cette nouvelle sensibilité couplée à sa formation initiale ne pouvaient que s'allier parfaitement. Comme si tout avait été écrit. Mais suis-je bête, tout est déjà prévu, calculé.

Tout ? Sauf peut être Julien. Ce garçon qui avait toqué à la porte semblait être la quintessence même de l'absurdité du monde et de l'esprit. Quelqu'un qui n'était plus touché par les lois rationnelles et émotionnelles depuis une éternité. Il suffisait de jeter un œil au contraste vestimentaire saisissant qui séparait alors les deux hommes. Le corbeau et l'arlequin voyaient aujourd'hui leur chemin se croiser. Et l'Allemand n'était peut être pas tout à fait prêt. Abasourdi par tant de couleur, il cligna des yeux une fois de plus qu'a l'accoutumée. Il n'était plus habitué à tant d'excès. Le jaune et le violet, à leur apogée. Un spectacle bien étrange. Singulier. Qui frappa, quelques coups bien assénés. Quelques coups, puis une plainte qui n'y ressemblait pas. Et d'autres petits coups. La politesse ne semblait pas avoir d'emprise sur cet esprit là, il s'était donc levé. Et nous passerons sur sa réaction, déjà évoquée. Il avait rendez vous, il avait lu le dossier, il y aurait beaucoup à faire. Et si peu de patience.
Contraste saisissant que l'entrée en matière du clown chamarré, et de la réaction qui ne se fit pas attendre du corbeau calme et cependant fort bien disposé.

« Bonjour Herr Myricks , je vous attendais. Entrez donc. Le siège en face de vous est tout disposé à vous recevoir. »

Calme et à la voix sombre, il s'écarta du passage afin de laisser entrer le chamarré. Métaphore, mon amour. Personnification, ma chère amie. Éclairez cet esprit perdu.
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Julien Myricks


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MessageSujet: Re: Ma maman m'a dit...   Sam 5 Juil - 23:15

Julien s'attendait à ce qu'on lui ouvre. A vrai dire, il était même certain que cette porte finirait par grincer et lui dévoiler une silhouette qu'il n'était pas prêt d'oublier – celle de l'antithèse même de ce qu'il cherchait à devenir. La logique. La rationalité. Toutes ces choses ennuyantes qui ne servaient à rien dans ce monde sans haut ni bas, sans queue ni tête, sans os ni squelette. Un large sourire au visage, il se fichait bien de savoir qui était cet autre, cette personne qui soit-disant était censé l'aider, lui redonner foi en quelque chose qu'il avait depuis trop longtemps oublié – la réalité. Il n'y croyait pas. Plus. Il n'était pas chez lui, pas dans un monde tangible, juste entouré de ses rêves et de ses fascinations, de ce qu'il s'imaginait et de ce que son cerveau, malade  – il le concevait –  voulait bien créer.
Une fois face à cet homme tout de noir vêtu, les deux mains jointes dans le dos, il fut pris d'une curieuse envie de partir. Ce bureau, et ses voisins de la même façon, ne lui était pas familier ; s'asseoir sur une chaise et ne pas bouger ne l'était pas plus. Il n'en avait ni l'habitude ni l'envie et, ce faisant, il eut du mal à ne pas grimacer pour finalement faire demi-tour. Est-ce qu'il l'aurait poursuivi, comme un monstre dans un cauchemar change de forme pour mieux dévorer sa proie ? Est-ce qu'il l'aurait interpellé, est-ce qu'il s'en serait moqué ? Autant de questions qui couraient à travers ses synapses et qui, pour autant, n'auraient jamais la moindre réponse donnée. Il ne partit pas. Herr Myricks ? Voilà, voilà – il était là, un brave garçon, un gentil bonhomme coloré prêt à écouter et parler, parler, parler encore et encore jusqu'à ce que les rouages soient réparés, la mécanique arrangée, la mélodie remise en état. Le garçon se fichait éperdument de savoir que quelque chose n'allait pas chez lui ; entrant doucement, à pas prudents, il se le répéta plusieurs fois pour s'en persuader. Il n'y avait rien qui ne tourne pas rond dans sa petite tête, rien qui n'aille pas dans son corps parfaitement fonctionnel. Tout ça n'était qu'un vilain cauchemar, un mauvais rêve sous sa forme la plus sale. Rien d'autre. Cet homme allait avoir du mal à arranger ce qui était déjà à sa place désignée. Tant pis pour lui. Tant mieux pour moi.

« Wah wah wah, c'est tout joli ici ~ Vous faites quoi là-dedans ? Y'a pas de place pour grand chose. C'est pas ennuyeux de rester enfermé toute la journée assis sur une chaise ? Je pourrais pas, moi, wow. C'est trop nul. Vous avez faim ? Moi pas trop, je sais pas. »

Sans plus tarder, l'esprit occupé par au moins un million de pensées, l'adolescent au pas dansant vint s'installer sur le fauteuil qu'on lui avait désigné. Il s'occupa dès lors de sautiller dessus, d'y balancer ses jambes et de tapoter des doigts sur les accoudoirs ; pressé de savoir de quoi il retournait, comment ça allait se passer, combien de temps ça allait durer, sur quoi leur « entretien » allait porter. Sur lui ? Sur l'autre ? Sur le monde ? Il n'en savait rien et s'en moquait un peu, à dire vrai – il avait déjà mille sujets de conversation à aborder avec monsieur le pas drôle, et aucune envie de le laisser faire aller la conversation dans le sens qu'il entendait. Il ne l'interromprait pas, petit garçon bien élevé, mais était tout à fait prêt à lui barrer la route ou à opposer à ses questions et ses mots un silence renfrogné devant lequel un sourire ferait office de joli barrage.

« On fait quoi, alors, dites ? »
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Ethan Schwarz


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MessageSujet: Re: Ma maman m'a dit...   Jeu 17 Juil - 18:17

Si le dossier pouvait permettre au dernier des béotien de se faire une vague idée de ce qui allait passer le pas de la porte, il était certains détails difficilement anticipables. L'accord des couleurs étrangement distribué dans son esprit. Enfin, la partie rassurante était sans conteste le fait que le choix des vêtements est un révélateur efficace de la psyché de l'homme sous le costume. Ethan n'arbore sobrement que du noir, sans sortir de saint cyr, on peut tendre à penser qu'il n'est pas homme à courir les magasins à la recherche de vaines fanfreluches. On peut en déduire à tord ou à raison qu'il est mesuré, et surtout qu'il n'est pas trop porté sur la couleur . Julien lui semblait bien moins affecté par cet amour du sobre. Il ne devait que rarement porter du noir, du marron foncé ou du gris foncé. Par peur de l'obscurité ? Par amour de la couleur ? Par manque de discernement ? C'était à Ethan d'en décider.Si tant est qu'il soit en mesure de le faire.

Ethan en avait vu défiler des têtes, des pleines, des vides, et des étrangement agencées. A croire que ce monde la portait sur le système d'une manière bien plus insidieuse qu'elle semblait le faire. Il avait été épargné, cette âme nouvellement acquise le gardait bien de s'émouvoir pour ces choses superficielles. Tant qu'il rencontrait un public, peu importe. Il n'écrivait pour le moment que des rapports, désabusés pour la plupart. Et alors ! Qu'à cela ne tienne, il gardait la grandeur de sa plume pour son journal, dissimulé entre les autres livres bien au chaud dans sa bibliothèque. Le prendre pour un homme rationnel était une grossière erreur, la rationalité est l'antithèse de la passion nécessaire à la plume. Il semblait creux et parfaitement bien huilé, et pourtant, derrière ces airs calmes et silencieux dormait une tempête du fond des âges.

Julien ne semblait pas bien à l'aise, sans avoir l'air dérangé pour autant. Attitude étrange qui ne manquait pas d'inspirer Ethan. Il était rentré, Ethan ferma la porte. Calmement. Après tout rien ne pressait, ni lui, ni le temps, ni les évènements. Il en vint d'ailleurs même à se demander si le temps qui avait cours ici était le même que celui qui l'avait vu et fait grandir avant. Avant le talent, avant..Avant gloomy. Julien parlait vite, voilà qui faisait contraste. Ethan parlait désormais plus lentement, d'une voix monocorde et empreinte de cette douleur commune aux artistes. Il laissa un silence mourir, puis deux, par pure fantaisie.

Il l'observa un instant, resté à côté de la porte. Il ne semblait pas tenir en place, ce qui était une information importante. Et puis, après la dernière question, il rejoignit lui même sa place. Auréolé de la lumière des fenêtres adjacentes, il s'assit. Laissa quelques instants mourir, et prit la parole, de son traditionnel affection monocorde et monotone.

« On va discuter, si cela ne te dérange pas. De tout ce qui te passe par la tête. Comme par exemple...Pourquoi est ce que tu ne pourrais pas rester toute la journée sur une chaise ?» 

Il ne s'attendait pas vraiment à une réponse. Car après tout, ce n'était pas le contenu qui importait. Mais bel et bien l'intention.
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Julien Myricks


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MessageSujet: Re: Ma maman m'a dit...   Ven 15 Aoû - 21:05

Discuter ? Discuter, discuter. Le garçon tourna et retourna les syllabes dans sa tête, comme en quête de sens ou de substance à leur accorder. Il n'était pas certain qu'il y ait quoi que ce soit de plus dans ces mots que ce qu'ils semblaient véhiculer tout naturellement – ce que chacun y aurait vu, en sommes, pour peu d'écouter avec un minimum d'attention. Cela dit, il n'était pas n'importe qui. N'était pas n'importe où. Si ce monde était comme un rêve étrange ou un coma riche en émotions, alors chaque petite parcelle de rien du tout se devait de revêtir thématique et problématique. De cacher quelque chose. Pourquoi se serait-il imaginé un psychologue et pourquoi, point plus important, aurait-il décidé qu'il lui dirait ce qu'il venait de lui dire ? La question posée, le jeune homme répondit d'un sourire aussi franc que celui d'un nouveau-né. Il souriait parce qu'il était heureux, ou peut-être était-ce le contraire ; toujours est-il qu'il ne le faisait pas par méchanceté ou par simple moquerie. C'était sans doute là le plus important, l'information à retenir par-dessus les autres. Certes, il n'était pas tout à fait honnête, mais au moins ne mentait-il pas. Il n'y avait parfois pas besoin d'aller plus loin que ça. Dans sa tête, il allait bien. Aux yeux des autres, un tout petit peu moins. Mais où était la réalité, la vérité vraie dans tout ça ? Et qui pourrait le lui affirmer avec la force de mille personnes, si c'était ce qu'il devait croire ?
Lui n'en savait rien, et sans doute tout autant que cet homme en noir.

« Et si ça me dérange, vous avez un plan B ? Genre si je réponds 'nooon ça m'embête de parler' eh ben vous sortez des feuilles et du papier et je me mets à dessiner des trucs et des machins ? Et si je veux pas dessiner, dites, vous avez des solutions jusqu'à quelle lettre pour les gens qui veulent rien faire ? Je me demaaaaande ~ »

A moitié, pas vraiment – mais l'intention était là et le message, quel qu'il soit, finirait par passer. Julien considérait cet homme comme un concept et une manifestation de son désir de normalité plus que comme un être vivant. S'il décidait de lui parler c'était uniquement parce qu'il en avait envie et ça, c'était vraiment important qu'il le sache. Il aurait détesté que l'autre se croit supérieur, qu'il pense pouvoir lui dicter sa conduite et hocher la tête à chacune de ses réactions comme si tout était prévu. Un peu animal sauvage, un peu enfant en bas-âge, le clown ne savait pas trop comment réfléchir et ne cherchait vraisemblablement pas à s'améliorer de ce côté-là.
Il parlait également très vite et sans interruption, sans reprendre d'air, comme quelqu'un qui craindrait que le moment ne passe et ne lui vole son tour. Ou, plus exactement, que les monstres ne le rattrapent et ne lui cloue les deux lèvres l'une contre l'autre.
Sous son petit cœur battant se cachaient des cendres brûlantes. Il avait peur.

« Enfin vous savez. Je pourrais pas parce que c'est trop ennuyeux, répondit-il en se balançant d'avant en arrière. J'ai besoin de bouger. Rester assis c'est pour les gens fatigués, les adultes et les types pas drôles. Moi je suis fait pour danseeeer et faire l'idiot toute la journée, parce que c'est comme ça et que je vais pas aller contre ma nature. Vous voyez. Personne devrait avoir le droit de faire ça. »

Son sourire se fit d'un marbre glacé.

« Même pas Dieu. Alors, dites, vous aimez bouger vous ? Ou vous faites que lire lire lire écrire lire ~ »
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