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 Les pieds dans l'eau [PV Axel Thalberg]

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Matthew Ambers


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MessageSujet: Les pieds dans l'eau [PV Axel Thalberg]   Jeu 28 Aoû - 17:13


Les pâtes de son jean délavé remontées, il trainait les pieds dans l'eau, faisait bouger le liquide transparent doucement, s'empreignant complètement du bruit délicat qu'il dégageait au moindre mouvement. Il l'aimait, ce bruit, cette sensation, cette douceur qui venait se frotter à ses mollets, il l'adorait même. Et pourtant, il la déteste tout autant qu'il l'aime, parc que c'est sous cette sensation qu'il est descendu ici, qu'il à abandonné sa mère et qu'elle s'est retrouvée toute seule, "là haut", et peut-être bien qu'elle est encore plus haut que ce qu'il ne pensait, peut-être bien que finalement, elle n'était plus dans le "là-haut" qu'il avait côtoyé mais plutôt dans celui bien au dessus que personne ne sait vraiment à quoi il ressemble. Mais de toute façon, ça n'importait plus, il était coincé là, coincé depuis déjà un certain temps qu'il ne saurait vous préciser parce qu'il ne sait pas. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il fait jour, rien de plus et ça lui suffisait amplement, parce qu'au final, savoir quel jour on est, combien de temps s'est écoulé, c'est plus si important que ça, enfin, plus ici en tout cas.
Mais, le rouquin pensait parfois à ce qu'il avait fait "la haut" et plus il y pensait et plus ça lui paraissait flou et lointain, très lointain. Et étrangement, ça ne lui faisait pas plus d'effet que ça, il avait ses souvenirs en vrac complet, il n'arrivait plus à placer une date, rien, c'était devenu presque normal pour lui de penser comme ça, d'être comme ça, d'avoir des souvenirs aussi flous. Étrange hein ? Mais quand on perd la notion du temps, qu'on ne sait plus quel jour on est, ni rien...il devient impossible de placer une date ou quoi que ce soit même dans des souvenirs qui étaient autrefois précis...Il remontait dans ses souvenirs, il se voyait grandir petit à petit puis..vint ce jour avec ce lac et ses pensées, ses paroles à ce moment là. Lâchées dans un élan de pensées, parmi tout un tas de choses, il avait souhaité du plus profond de son être que sa mère puisse enfin surmonter tout ça et puis après il s'était senti partir dans le lac, il s'était senti couler sans parvenir à remonter, il bougeait, il agitait ses bras, mais il n'arrivait pas à remonter puis vint alors le noir complet.

Tu es mort noyé Matthew, tu es mort...pour les gens de "la-haut", pour "elle" aussi...

Il lâcha un soupir bien audible en se levant, sortant ses jambes de l'eau et s'étirant grandement en allant se poser près de l'arbre au pied du quel il avait posé ses chaussures, son sabre qui le suivait partout, ses crayons et son carnet déjà bien rempli de toute sortes d'esquisses toutes aussi différentes les unes que les autres. Parfois il faisait le portrait de la première personne qui lui venait à l'esprit ou même de quelqu'un qu'il avait complètement imaginé et d'autres fois il dessinait des paysages, parfois des simples morceaux de choses, des bouts de dessin n'étant absolument pas à leur place, de simples esquisses apparues sur un élan d'envie pas vraiment précise. Tout était représenté dans un style bien particulier, le sien, à lui et à lui seul, un mélange des genre...pas abstrait mais pas purement réel pour autant, à chaque fois l'on y voyait "le détail" qui faisait qu'on ne pouvait pas dire avec certitude que ça appartenait à tel ou tel genre précisément. Quand aux couleurs, elles,elles virent bien souvent dans quelque chose de sombre et de rarement vif et très coloré bien qu'il lui arrive de sortir des couleurs bien joyeuses pour quelques paysages mais ce sont des choses assez rares. Il observa les environs, recherchant le petit détail qui faisait qu'il allait se lancer dans un long périple avec son crayon, mais rien, nada, il ne voyait rien qui puisse l'aider à se mettre définitivement dans sa bulle.

Un énième soupir sorti de sa bouche, encore une fois bien audible, il se devait de se rabattre sur la seule option qu'il lui restait : se reposer, profiter de la douce brise qui planait  sur le lac. A moins qu'une petite marche les pieds dans l'eau puisse l'aider à se détendre...Oui, sûrement. Il passerait surement pour un idiot qui ne savait absolument pas ce qu'il voulait mais tant pis, ça lui ferait du bien de marcher comme ça en faisant remuer l'eau claire de la grande étendue et puis au moins...il n'aurait aucune chance de se laisser surprendre par l'arrivée de la nuit à cause d'une sieste ayant un peu trop duré. Se balader en pleine forêt à la tombée de la nuit, il avait déjà donné, même si, on ne sait comment, il s'était ramené avec un sabre après avoir été aveuglé et avoir tourné en rond...Rien que d'y penser, ça lui redonnait des frissons. Il avait vraiment, mais vraiment horreur du noir, plus que ça il en avait terriblement peur et à chaque fois qu'il était dans l'obscurité la plus complète, il s'imaginait des choses l'entourant, cherchant à l'emmener, à le bouffer et ces hallucinations étaient suffisamment poussées pour qu'elles viennent y ajouter des bruits que personne d'autre n'entends, des ombres qui bougeraient dans un coin sombre, autour de lui et le souffle de quelque chose qui viendrait le frôler...Tout ça ne se passait évidemment que dans sa tête mais pourtant, lui, il l'ignore complètement, pour lui c'est réel, c'est la réalité, il y a des sortes de démons, de monstres qui se tapiraient dans l'ombre, attendant patiemment qu'une pauvre âme égarée ne daigne se montrer. Mettez Matthew face à un couloir sombre et vous verrez alors ses membres trembler, vous pourrez même l'entendre se dire à lui-même "C'est rien...c'est rien...tout va bien" mais je si vous tenez à le garder dans un état correct, je vous déconseille fortement de jouer avec ça et encore moins de trouver la raison de cette si grande peur.
Déambulant dans l'eau en observant attentivement les environs de son seul oeil, le rouquin ramassait par moments un ou deux galets bien plats venant sur son chemin pas pour en faire la collection, non, mais plutôt pour s'occuper à faire des ricochets. Un, deux, plouf, coulé. Un, coulé. Un, deux, coulé.

«Qu'est-ce que je me fais chier...»

Énième soupir de lancer avant de le voir continuer tranquillement son petit tour de marche...
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MessageSujet: Re: Les pieds dans l'eau [PV Axel Thalberg]   Ven 29 Aoû - 15:37



« Oh, vraiment. Tu es toujours comme ça, toi, à me reprocher ceci, ou cela. Je pourrais très bien, très bien faire semblant d’être toi que- tu ne verrais même pas la différence, et ça te plairait, ça, peut-être ? Mais dis-moi ! »


Il avait haussé la voix de plusieurs tons (emprunté la voix de crécelle de la petite idiote là-haut qui, comme beaucoup d’anonymes, n’était pas au courant de son manque de caractère et de son homosexualité pourtant notoire), pris une expression douloureusement scandalisée et s’était violemment tourné à son voisin : un arbre plusieurs fois centenaire qui lui rendait un visage apathique strié de vieilles ridules d’exaspération. Exactement comme le petit ami imaginaire lui aurait rendu son regard face à cette petite victimisation frémissante. Dans un excès d’amusement et de rage, il gifla l’écorce du dos de la main, avant de se détourner en piaillant : « Ce n’est pas la peine de me regarder comme si j’étais stupide ! », avant de se lever, de glisser sur la mousse, et surprise ! De tomber. Ce qu’il aurait considéré comme une grave erreur théâtrale le fit rire aux larmes, buvant la tasse olivâtre avec une gratitude sans nom. Dieu ! Pitié. Ce saut disgracieux correspondait si parfaitement au personnage de cette dangereuse petite conne, qu’il se pardonna instantanément la faute d’improvisation. L’arbre le fixait encore avec irritation, bien enraciné.  


Dans la solitude, Axel enchaînait les rôles. Aujourd’hui, nous étions dans un jour proprement féminin, assez ensoleillé, bleu-jaune. En réalité, il ne semblait plus pouvoir distinguer les lundis des dimanches, alors il avait fini par leur attribuer sexes et couleurs. Aujourd’hui, c’était le jour des rôles féminins, et il était passé de la petite fée bucolique à la créature copieusement fardée qui houspille publiquement son petit ami. Son petit ami : le grand chêne. Même toi, tu n’existe pas ! L’arbre lui rendait encore un regard poliment vacant.


Axel ne s’en formalisait pas. Après tout, il avait l’habitude de subir la froideur de certains acteurs, et dans ce cas précis, il avait simplement joué pour agacer et susciter la plus grande pitié dégoûtée. A moitié dévêtu, les os trempés, il se traîna lourdement hors de l’eau en laissant toujours échapper des hoquets de rires qu’il ne contrôlait pas. Bien sûr, il s’éjecta immédiatement hors du rôle qu’il jouait, redevenant le garçon fade mais amusé qu’il était… Mais c’était d’un ennui terrible de devoir s’amuser seul en enfer, même en considérant la chose comme une brève répétition qui ne lui servirait à rien à part s’époumoner dans l’alacrité la plus absurde. Il lui faudrait d’abord un acteur bien vivant.


Aujourd’hui, nous étions dans un jour très, très féminin. Qu’est-ce qui te fait dire ça ? Parce qu’hier, nous étions tous conjugués au masculin. Il oubliait déjà les jours ; encore fallait-il s’en amuser. Soudainement, il détendit vivement ses traits, et se rassit au pied de l’arbre en soufflant un « Pardon » très ingénu. Il rougit. A quoi jouait-il ? Un. Rôle. Féminin. Le troisième et sans doute le dernier pour cet après-midi. « Vous savez, j’avais toujours cru que vous étiez quelqu’un de… » De ? Froid, distant ? Sociopathe ? L’arbre lui tendait encore son buste sillonné, caractéristique. Finalement, il renonça à ce rôle et redevint Axel, donnant une bonne tape exaspérée à l’écorce mangée de plis. « Relax, mon vieux ! » Un Axel qui aurait aimé avoir du whisky et des cartes. Un mauvais Axel. Nous sommes dans un jour purement et simplement féminin, mais tant pis.


Puis un bref jet d’eau l’éclaboussa. Un objet venait de perturber la surface de l’eau pour lui balancer une auréole d’eau minuscule, mais il se surprit à s’en étonner, toujours dans son rôle paré de cuir et de rictus narquois, dans son rôle d’adolescent fâché contre les cabines de tous types. Il faillit d’ailleurs se lever et tonner « Crève-moi les yeux, quand tu veux ! », mais il ne le fit pas. A chaque fois que tu dois accoster… Oui, c’est comme ça. Il devait se perdre dans l’enveloppe mentale d’un autre. En cherchant l’objet d’une main, il scruta longuement l’individu qui l’avait lancé. Probablement par inadvertance, ou par ennui, puisqu’il ne le regardait pas. Il était d’ailleurs trop loin pour être spectateur de l’esclandre solitaire qu’il provoquait avec un arbre inanimé. De toute façon, il avait trouvé le galet.


Et maintenant, mon bon. Tu vas le lui lancer, son galet ? Jouer au touriste crispé d’être perturbé devant le vaste bleu de la Méditerranée ? Le garçon, le nouvel acteur, s’approchait lentement. Visuellement, ce n’était peut-être pas vraiment le genre de personnage sur lequel on pouvait compter pour qu’il le supporte plus de cinq minutes, s’il commençait à jouer aux petits vandales en lui lançant derechef ce petit projectile en cadeau de bienvenue. Alors, la courtoisie se fait envier. Mais sois comique, pitié. Et cette fois, ne t’y perds pas !


Sur ce, Axel se redressa de tout son long, souplement. Sans se préoccuper de sa semi-nudité et de ses os toujours très trempés, il s’avança vers le garçon, prenant une expression lustrée d’innocence qui lui donnait cet air tout à fait inoffensif du passant lambda qui va venir demander le chemin qu’il doit prendre. A la place, il emprunta une voix moins torve, moins anonyme, en lui tendant l’objet en question avec élégance, tout en lui expédiant un sourire simple.


« C’était à toi, je crois. »


Ah ça, tu crois ! Il jouait un idiot, mais un idiot courtois, du moins amical. Ses doigts tenaient encore la pierre luisante, mais il finit par la lâcher, écoutant le bruit creux de sa chute dans l’eau. Plomp ! Ou Blomp ? Et il haussa les épaules. Ça n’aurait sûrement servi à rien de lui rendre la pierre qu’il avait lancée si loin ; il lui faisait bien comprendre que ça n’était qu’une excuse pour venir l’aborder, et de toute façon, c’était vrai. S’il voulait jouer au menteur, il l’aurait sensiblement mieux joué. Nous sommes toujours dans un jour totalement féminin. Ensoleillé, humide. Bleu-jaune et touche d’orange. Il aimait les contrastes ; l’œil manquant. Et surtout, il aimait le garçon, parce que c’était un nouvel acteur qui s’était fait attendre pour remplacer son petit ami, le grand chêne.


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