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 Julien ▬ Kill the clown.

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Julien Myricks


Messages : 16
Date d'inscription : 03/05/2014
Age : 21
Localisation : Partout à la fois.

Identité.
Occupation: Elève
Je suis: Fou.
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MessageSujet: Julien ▬ Kill the clown.   Sam 3 Mai - 21:06


JULIEN MYRICKS






















personnage


Nom : Myricks.
Prénom : Julien.
Âge : 17 ans.
Sexe : M.
Nationalité : Pays de Galle.
Orientation sexuelle : Hétérosexuel.
Occupation : Élève.


real


Prénom : Hinhinhin.
Âge : Toujours le même.
Origine du pseudo : Ça correspond à la nationalité.
Passions : Déjà vu ♥
Ton avis sur le forum : Il est sexy grave.
Commentaires en plus ? DC de Shane ♥
Code du règlement :


histoire

« Julien ? Ça va, mon cœur ? »

Bip, bip. L'odeur sèche et dégoutante. Le crème, le blanc. Les mains qui serrent la sienne, les yeux qui le regardent avec émotion. Pitié. Il déteste ça. Il déteste, déteste, déteste ça.
Sa tête tourne légèrement ; il regarde dehors. Il n'y a rien de pire que ce ciel bleu que même en tendant les doigts, dos collé au lit, il ne pourra plus jamais toucher. Il le hait tellement. Pourquoi il existe sans lui, hein ? Pourquoi il ne l'attend pas ?

Attends moi, ciel, attends moi. Je t'en supplie, je suis fatigué, juste deux minutes, attends –

« Julien ? »

Pars pas sans moi, le soleil. Her, les nuages. Me laissez pas.
Me laissez pas.

« Je peux sortir un peu ? J'ai envie de voir le dehors. »




« Comment c'est possible », qu'ils disaient. « Il n'a jamais pu... »
Et lui, le regard dans le vide, n'avait rien dit. Il s'était contenté de regarder le néant, de contempler sa vie qui défilait devant lui comme un grand carnaval rouillé, plein de terre et de traces de pas. Il avait pleuré. Longtemps, oui. Toutes les larmes qu'il avait versées s'étaient perdues entre la terre et ses pieds, dans les draps blancs qu'il serrait de toutes ses forces entre ses doigts gantés. Il avait encore le visage couvert de maquillage, des traces noirs de mascara sous les yeux. Le clown est mort, le clown est mort.

Le clown va mourir, oui.

Et ses parents, assis en salle d'attente. Et le docteur, une main sur son épaule. Tout ce qu'il avait trouvé à dire, lui, perdu entre deux mondes, ç'avait été « ne me laissez pas tout seul ». Le docteur l'avait regardé un moment ; avait acquiescé, un gentil sourire aux lèvres. Et il était resté. Assis là, tout près de lui, une main sur son épaule pour le rassurer. Alors il avait encore pleuré. Quand ses parents étaient enfin entrés, ils savaient déjà. Tout le monde savait.

Le clown va mourir, le clown est mort.

Mon Dieu, je veux juste vivre encore un peu.



Une robe de chambre sur le dos, main passée dans ses cheveux teints, le garçon inspira aussi profondément qu'il put l'air frais de ce mois de mars. Il faisait beau ; le soleil brillait, les oiseaux chantait. Tout allait bien dans le meilleur de monde. Le monde s'en fichait que lui n'aille pas bien. L'amour n'allait jamais que dans un seul sens, avec la foule. Ils aimaient le clown et l'acrobate de ce si joli cirque qui les faisait rire et hurler aux larmes lorsqu'il s'élançait dans le vide pour attraper ce trapèze volage : l'enfant, l'adolescent malade et presque mort, ils s'en fichaient. Ils ne voulaient pas en entendre parler. N'auraient pas donné un centime pour lui.

« Julien... »

Sa mère, un voile autour des épaules, serra la sienne. Il se mordit les lèvres pour ne pas pleurer.

« Laisse moi un peu, maman.

-Mais, Jul...

-Je vais juste nourrir les canards. Tu peux m'attendre dans ma chambre. »

Et, à petits pas, il partit en direction du lac de l'hôpital.
Il ne voulait pas qu'on le prenne en pitié. Il voulait faire la roue, rire, faire rire, jongler, crier de joie. Se cogner et s'en moquer, parce que dans le monde très fermé du cirque rien de mal n'arrivait jamais. Ses deux parents en faisaient partie. Tout le monde les aimait.
Et à cause de lui, ils...



Le cirque avait dû partir sans eux.
Le cœur serré, épuisé de vomir sans arrêt et d'avoir la nuque si raide, Julien avait regardé les animaux et ses amis partir sans même se retourner. Ses parents avaient l'air effondrés. C'était leur famille. Ils ne savaient pas s'ils pourraient y retourner un jour, si leur fils...
Personne ne disait jamais le mot. Pourtant, depuis qu'il présentait tous les symptômes d'une méningite bactérienne, ni les docteurs ni ses parents n'osaient le regarder dans les yeux. Ils ne faisaient que le câliner, le tenir contre eux, bredouiller des excuses sans queue ni tête qui n'avaient absolument pas lieu d'être – ce n'était pas de leur faute, si ça lui était tombé dessus. Ils n'avaient rien fait. L'amener dans le monde du cirque ? Ils y étaient nés, eux aussi. Qu'aurait-il pu faire d'autre que des cabrioles, hein. Il se le demandait. C'était toute sa vie. Il ne voulait faire que ça, rien d'autre, jamais. Surtout pas rester allongé dans un lit d'hôpital, à se laisser droguer aux médicaments en tous genres. Il pouvait s'en sortir. Il fallait y croire.
Mais quelque part au fond de lui-même, Julien savait que ça ne marcherait pas.

Il ne s'en sortirait pas.



« Her, salut vous. »

Les larmes avaient fini par couler le long de son visage. Le pain qu'il jetait sans y penser aux canards flottait à la surface ; et il y voyait des corps, des formes menaçantes, des virus, des bactéries. L'estomac retourné, il porta sa main à sa bouche et crut bien qu'il allait vomir. Rien ne ressemblait plus à ce qu'il voyait avant. Le monde était terne. Le monde était laid. Il n'y avait plus que du noir, du blanc, des Pierrots muets et aveugles qui pleuraient à la lune. Et elle ? Elle s'en fichait, bien sûr. Elle ne répondait pas.
Brisé jusqu'au plus profond de lui-même, il pleura de nouveau.

« Si seulement je pouvais juste... guérir. »

Sa tête tourna comme dans un carrousel. Ce fut brusque, soudain – comme une nuque qui craque, crac. Ça ne fit pas mal. Le monde devint juste terne et, sans un bruit, il eut l'impression de perdre connaissance. Près de l'eau. Dans l'eau. Sous l'eau.
Jusqu'à tomber, tomber, tomber.

Être délivré. Rêver.

Parce qu'il rêve, pas vrai ? Et c'est merveilleux. Si c'est ça, la mort, il y reste.
Et il y reste.



mental

Moi, je suis plutôt... Fou.
Et ça se voit.
Julien a l'air... Indifférent à son sort. Ou du moins, il n'a pas l'air de comprendre ce qui lui arrive, la gravité de la situation. Sortir ? De qui, de quoi ? Pour lui toute cette histoire est un rêve, une sorte d'immense foire dans laquelle il fait ce que bon lui semble quand bon lui semble. Ça paraît mignon, au début. Parce qu'on a peur, qu'on est énervé, qu'on désespère et que là il arrive en faisant la roue et vous tire les joues pour faire sourire ; parce que c'est un garçon toujours souriant, adorable, gentil, qui fait tout pour rendre les autres heureux. Ça ne reste pourtant pas drôle longtemps. Le jeune homme se croit dans un rêve, rappelons le. Il n'a aucune notion de réalité. De mort. De vie. Pour lui, vous n'existez pas vraiment. Vous êtes, au mieux, des illusions ; au pire, des cauchemars. Il n'hésitera pas à mettre des clous dans votre lit parce que c'est marrant, à vous tuer si on le lui demande et qu'il ne vous aimait pas de toute façon – c'est qu'un rêve, her, on parle pas de meurtre dans ces cas-là !
Alors même si Julien est le plus adorable et amusant des garçons en temps normal, il faut faire attention. On l'a déjà vu sauter d'un étage et avoir la chance de n'en sortir qu'avec un bras cassé, tout ça parce qu'il voulait voler. Dû l'arrêter quand il menaçait de manger trop trop trop à s'en faire vomir, parce que pourquoi se priver dans une illusion gigantesque ? Voulu le laisser faire quand il allait au bord du coma éthylique en cachette. C'est un danger pour lui-même et pour les autres. Il a oublié comment sortir. A oublié s'il voulait le faire, au juste. Depuis combien de temps il est là ? Lui-même ne le sait pas.
Mais il n'est pas prêt de sortir, parti comme ça.


physique

Julien est un ressort ; Julien est un fil de fer. Mince mais ferme, souple et agile comme une anguille, on le voit passer partout où on ne l'imaginerait pas même entrer – sur les mains ou sur les pieds. Du haut de son mètre soixante-dix, il n'est pas bien grand mais le revendique. Ce ne serait pas très pratique d'être un géant pour jongler et se promener la tête en bas, n'est-ce pas ? Il ne rêve pas d'être monsieur muscle mais prend soin de lui grâce à l'exercice quotidien évident que ses acrobaties le forcent à faire. Grand écart, Y et autres n'ont aucun secret pour lui : il touche aisément ses pieds et peut sans problèmes se pencher en arrière jusqu'à y poser les mains pour ensuite lever les pieds. C'est un acrobate, un mime, un clown. Un artiste. Ça se voit à sa drôle de tête. Cheveux teints en mauve, courts et souvent en bataille, quoi que parfois surmontés d'une perruque de la même couleur. Son faux carré, il en a besoin pour jouer certains rôles. Ses yeux sont également surmontés de lentilles violettes, sans correction de vue quelle qu'elle soit : il voit parfaitement bien, que ce soit de près ou de loin. C'est un garçon au visage plutôt harmonieux, ni beau ni laid, avec une peau claire et de jolies mains souvent surmontées de gants. C'est qu'il les aime trop pour vouloir les laisser s'abîmer, pensez vous. Ses yeux sont rieurs, son sourire communicatif. Un vrai gamin du haut de ses dix-sept ans.
Pour l'habillement, c'est tout et n'importe quoi à gogo. Il met des couleurs vives, des salopettes, des pulls immenses, des chaussures trop grandes, voire parfois des jupes par-dessus ses pantalons... Il ne recule devant rien et déteste les tenues qu'il juge ennuyantes ou trop banales. Vous le verrez donc probablement se promener très maquillé, avec du noir autour des yeux et des cils plus longs que la moyenne, Pierrot presque androgyne ; avec du jaune en haut, du bleu en bas, du vert par-dessus et un peu de rouge en guise de lacets et de boutons. Les accessoires, il adore.

Plus c'est coloré et étrange, mieux c'est.


plus grande peur

C'est bête. On dirait même que c'est exagéré – ça l'a toujours été. Pourtant, Julien est terrorisé à l'idée d'être malade. Tomber, ça ne le dérange pas ; être en hauteur, s'élancer sans filets, rien ne le dérange pourvu qu'il puisse décider de, mesurer les risques, mettre lui-même un pied puis l'autre dans le vide. Mais les maladies, ça ne se contrôle pas. Ça ne se voit pas. Et s'il avait l'appendicite ? Et si son cœur lâchait ? Et si ses poumons noircissaient ? Et si son foie décidait de se faire la malle ? Si quelque chose s'installait dans sa gorge ? Les accidents ne l'inquiètent pas. Juste les maladies. Alors il est un peu maniaque, toujours ganté, toujours en train de prendre des douches et de passer le chiffon partout. C'en est presque drôle.
Mais quand des illusions font s'emballer son cœur et qu'il pleure d'en croire qu'il va faire un arrêt cardiaque, la nuit, ça ne l'est pas du tout. Quand il vomit, ça l'est encore moins.
Ça ne l'a jamais été que pour les autres.



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Elizabeth Sairen


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Je suis: Réfractaire, ça t'impressionne?
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MessageSujet: Re: Julien ▬ Kill the clown.   Sam 3 Mai - 21:09

Rooh re-coucou Shane, alors! 8DD

J'aime bien les fous aussi, faut que je pense à en faire un, un de ces jours! 8D

Bon bah bon courage pour ta fiche! ~
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Nixie Dresse


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MessageSujet: Re: Julien ▬ Kill the clown.   Dim 4 Mai - 12:25

Rebienvenue ~
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Julien Myricks


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MessageSujet: Re: Julien ▬ Kill the clown.   Dim 4 Mai - 14:39

Merciiiiii ♥

J'ai fini ~ Plouf.
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MessageSujet: Re: Julien ▬ Kill the clown.   

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Julien ▬ Kill the clown.

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